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S puissance 3
25. déc.
2010
Science
2

Une astrophysicienne de Harvard à Dakar



L’Ucad a eu l’honneur d’accueillir, ces derniers jours, une brillante astrophysicienne pensionnaire de la plus célèbre et la plus prestigieuse université du monde: la fameuse Harvard University de Massachusetts aux États-Unis. Dans le cadre de la promotion de l’astronomie en général et l’astrophysique en particulier, en Afrique de l’Ouest, Dr Katrien Kolenberg a été invitée à Dakar pour animer une série d’exposés sur beaucoup de thèmes relatifs à l’astronomie de base. Retour  sur un voyage passionnant dans le temps et dans l’espace.

5 cours d’astronomie gratuits.

Une semaine durant, un public composé d’élèves des lycées environnants, d’étudiants et d’enseignants ont profité des cours du docteur Kolenberg dans les locaux de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Dans un français limpide mais teinté d’un charmant accent anglais, la jeune femme à la frêle silhouette et au visage radieux comme la Lune a passé en revue 6 thèmes : La Terre dans l’Univers, la Lune, le Soleil, le Système Solaire, les Étoiles et les Galaxies. Elle a également apporté quelques télescopes et initié des séances d’observations du Ciel et des quelques planètes.

«Les américains ont bien marché sur la Lune»

Avoir devant soi une spécialiste en astrophysique venue d’une si prestigieuse université américaine n’est pas fréquent en Afrique. Le public en a donc profité pour balancer à la jeune chercheuse une avalanche de questions auxquelles elle a gracieusement répondu. Parmi elles, celle relative au voyage des américains sur la Lune et la polémique qu’il a suscitée par la suite. Selon elle, les astronautes américains se sont bien rendus sur la Lune dans les années 60. Elle en est convaincue. Elle soutient qu’une simulation de ce voyage aurait été plus difficile à réaliser. Elle explique, par ailleurs, qu’une photographie du sol lunaire récemment prise par un satellite de la NASA a révélé des traces de bottes et du matériel laissé par les astronautes sur la Lune. A la question de savoir comment le drapeau américain est arrivé à flotter dans un environnement dépourvu d’atmosphère, donc de vent, elle avoue qu’elle n’a pas d’explication à cela mais qu’il doit bien y avoir une raison.

Arouna BA

Ps: Cet article a été repris par le site www.en-souvenir-de-rachou.com/article-une-astrophysicien…

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17. déc.
2010
Chroniques
17

Sénégal: Entre hors tension et surtension

Faut-il le dire ou le taire ? Il vaut mieux l’écrire : la Senelec nous emmerde. Le mot est, peut-être, un peu fort, c’est vrai. Mais c’est exactement ce que pensent les habitants de la banlieue dakaroise en général et ceux de Keur Massar en particulier. On a presque envie de dire que la Senelec est l’entreprise la plus nulle du Sénégal. Pourquoi ? Vous le savez sans doute.

Depuis plus de 10 ans, les coupures d’électricité hantent le quotidien des sénégalais. Non seulement la Senelec (la Société nationale d’électricité) est incapable de nous fournir, en continu, le courant alternatif, mais elle continue de nous électrocuter avec des factures salées.

Coupure toutes les 3 heures en banlieue.

Reprenons le cas de Keur Massar (Commune d’arrondissement située à 22km de Dakar) et prenons des dates et des exemples concrets.

Ces deux dernières semaines (06 au 17 décembre) ont été particulièrement électriques (au propre comme au figuré) pour la population. On a assisté à des coupures de courant chaque jour, tous les jours, jour après jour. Des coupures qui peuvent durer jusqu’à plus de 9 tours d’horloge. Quelque fois, c’est un phénomène écœurant qui se produit :

Le 09 décembre, par exemple, entre 8h et 23h GMT, c’est-à-dire 14 heures de temps, le courant a pu disparaitre et réapparaitre exactement 5 fois (sans exagération), soit une coupure toutes les 3 heures. Des délestages qui ont duré entre 45 et 60 minutes. Ce qui poussa un gérant de cyber à lâcher sa petite bombe : « Wa Senelec ay kouti lègn rek ». (Traduction littérale : « Les responsables de la Senelec ne sont que des chiots »). Ce cri du cœur se comprend aisément.

Les coupures bloquent le travail et entrainent un manque à gagner énorme. Les menuisiers métalliques font la sieste toute la journée dans leurs ateliers pour rentrer bredouille le soir. Les tailleurs se tournent les pouces constamment devant leurs machines à coudre. Les (mondo)blogueurs poireautent, des heures durant, dans les cybercafés, avec des va-et-vient incessants, avant de pouvoir saisir et publier leurs articles. Certains cybercafés qui sont équipés de groupes électrogènes sont obligés d’augmenter les tarifs de la connexion. D’autres préfèrent, tout simplement, fermer avant que  leurs ordinateurs  ne soient complètement détruits. (la plupart ne sont pas équipés d’onduleurs)

Surtension

Le phénomène de surtension consécutif à cette cascade de coupure a fini de bousiller nombre de matériels électroménagers. De quoi s’agit-il d’ailleurs?

On parle de surtension ou survoltage quand un appareil reçoit une tension supérieure à la normale. En effet, pour bien fonctionner, un appareil électrique doit être alimenté sous une certaine tension qui tourne, pour certains, autour de 220 volts. Malheureusement, quand le courant revient après une coupure, la tension aux bornes des prises de courant dans les maisons peut grimper, par endroit, jusqu’à plus de 300 volts avant de se stabiliser à 220 volts comme en temps normal. Ce qui détruit complètement tous les appareils branchés au secteur. Après la fête de Tabaski, par exemple, beaucoup de ménages n’ont pas pu conserver leur viande qui a fini par pourrir faute de réfrigérateurs fonctionnels. Tout cela à cause de la Senelec et ses dirigeants.

Bon sang! C’est quoi le véritable problème cette malheureuse entreprise ? Des ennuis financiers ?  Des soucis de combustible ? Ou alors le problème est lié à des autorités tordues, aux discours tordants qui pillent et gaspillent l’argent que l’Etat y injecte ?

En vérité, le vrai problème de la Senelec reste encore « une énigme enveloppée dans un mystère le tout enfoui dans un secret » comme disait l’autre. Chaque année, on nous sort un nouvel alibi. Quand est-ce qu’ils vont cesser de nous prendre pour des canards ?

Arouna BA

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13. déc.
2010
Société
24

Barbarie estudiantine: Les polytechniciens à l’œuvre

L’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar (ESP) est réputée être un établissement d’excellence, stable, sans beaucoup de remous où règne une discipline de rigueur. Mais, depuis prêt d’une semaine, les polymachins, (comment encore?) les polytechniciens sont en train de démontrer l’exact contraire. Ils se sont illustrés dans une vive altercation entre-eux dans l’enceinte de l’école.

Public contre Privé

Les élèves de la formation publique et ceux de la partie privée se regardent, depuis quelques jours, en (polytechni)chiens de faïence. Protestant contre l’instauration, en parallèle, d’une formation payante (privée) pour la délivrance du Diplôme Universitaire de Technologie (DUT), les premiers avaient commencé par bloquer, chaque matin, toutes les portes d’entrée de l’ESP, empêchant systématiquement les seconds d’accéder à l’école. Cette situation ne pouvant pas durer, des échauffourées ont éclaté entre-eux, ce vendredi matin, jusqu’à faire intervenir les forces de l’ordre qui ont fini par semer un parfait désordre sur les lieux. Jets de pierre par ci, grenades lacrymogène par là, du feu un peu partout, de la fumée dans l’air… Bref, un spectacle étonnant et détonant qui a littéralement défiguré l’établissement. Ce lundi matin également, les policiers sont encore intervenus avec leurs lacrymogènes.

Un combat perdu d’avance(?)

Peut-on, aujourd’hui, empêcher à une école d’ingénieurs de trouver d’autres moyens de financement comme la création de formations payantes? C’est connu, l’enseignement des sciences et de la technologie coûte très cher et les budgets alloués par nos États sont loin de couvrir tous les besoins. Dans ce contexte, privatiser une partie des enseignements semble être une bonne alternative. Une formation scientifique de qualité demande, à coût sûr, beaucoup de moyens. N’est-ce pas que la plus prestigieuse université du monde, la Harvard University aux USA, est une institution entièrement privée où le coût des études gravite autour des 25 millions de francs CFA par an?

Le vrai combat, n’est-il pas d’exiger simplement que les pensionnaires du public et ceux du privé ne subissent pas un traitement à géométrie variable? Qu’ils soient soumis aux mêmes conditions d’évaluation et aux mêmes épreuves d’examen?

En tout cas, il est regrettable de voir des élèves-techniciens et ingénieurs de l’ESP s’affronter de la sorte. Ce sont les actes de barbarie de ce genre qui ont fini par ternir l’image des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop. L’ESP est en train d’emprunter cette mauvaise voie et c’est dommage. «S’affronter, c’est être front à front, c’est-à-dire intelligence à intelligence, et non force contre force.» disait un grand penseur.

Arouna BA

 

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09. déc.
2010
Chroniques
13

Adieu! Grand mathématicien.

Pr. Souleymane Niang

L’Afrique en général et le Sénégal en particulier a perdu un homme, un grand homme, un grand homme de science. L’éminent professeur Souleymane Niang, spécialiste de la science du calcul, cette science exacte et abstraite, cette science aux multiples signes mélangés dans un magma de chiffres et de lettres : les mathématiques, s’est éteint il y a quelques semaines. Il a justement rejoint le monde abstrait à l’âge de 81 ans. Tous les témoignages de la communauté scientifique ont convergé uniformément vers un même champ lexical: brillant, bon, humble, courtois…

« Il avait une large culture mathématique. Il est l’auteur de beaucoup d’ouvrages sur la Géométrie, la Mécanique, l’Algèbre. Il enseignait tout ça à la fois. Il était une véritable encyclopédie ». Dixit Pr Sangharé (ex chef du département Math-Info de l’Ucad)

Un ‘’monstre’’ en mathématiques.

Le professeur Niang  fut l’un des premiers mathématiciens d’Afrique. Il était plus spécialisé dans la branche la plus ardue, la plus redoutable et la plus redoutée de cette discipline: la mécanique. Les résultats de ses recherches ont fait l’objet de publication dans les plus grandes revues scientifiques mondiales et ont permis à sa frêle silhouette de parcourir presque toute la planète.  Ses ouvrages sont présents dans les bibliothèques de beaucoup d’universités africaines et européennes. A l’instar de plusieurs savants dans l’histoire des maths, de Pythagore à Serre en passant par Thalès, Gauss, Fourier, Riemann… il a, lui aussi, élaboré et démontré un théorème qui porte son nom: le théorème Niang. Pas étonnant quand on sait qu’il a été l’étudiant de l’académicien Lichnorowish, le père de la mécanique différentielle française. Il a reçu plusieurs prix et distinctions dont le Chevalier de l’ordre national du Lion et  le Chevalier de l’ordre national du mérite au Sénégal, la Palme Académique française…

Parcours remarquable

Après de brillantes études à Toulouse, il a rejoint l’université de Dakar dans les années 60 pour gravir les échelons en un temps record: d’abord assistant en mécanique, puis maître de conférence, professeur sans chair et enfin professeur titulaire de chair.

Il n’a pas tardé à occuper le poste de Doyen de la faculté des sciences et techniques puis celui de recteur. Il devient ainsi le 2èm recteur noir de l’université de Dakar en 1986.

Membre fondateur de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, il a présidé pendant longtemps à la destinée de cette institution. Il a également été à la base de la création de beaucoup d’autres institutions comme l’Institut de recherche pour l’enseignement des mathématiques de la physique et de la technologie (Irempt), l’Union mathématique africaine (Uma)… C’est dire que l’homme était aussi un grand panafricaniste. Il a d’ailleurs formé plusieurs générations de mathématiciens africains.

Adieu ! Grand mathématicien. Que Dieu t’accorde le pardon. Votre disparition est une grosse perte pour le pays. Mais grâce à la puissance de votre pensée, vous avez su entrer dans l’histoire. L’Afrique toute entière retiendra votre nom aussi longtemps que la Terre continuera à décrire sa trajectoire elliptique autour du Soleil.

Arouna BA

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20. oct.
2010
Chroniques
1

S3 dans Mondoblog !

Bienvenue dans S3 : Science-Société-Sénégal. Ici, un jeune étudiant en Physique vous propose des articles sur tout ce qui cerne et concerne l’actualité en général et celle de la science en particulier dans la société sénégalaise. Des reportages, analyses et commentaires qui vous feront sourir, grincer des dents, tiquer, réfléchir… Bref, ce sera un véritable tour d’horizon à 360 degrés…

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Science-Société-Sénégal

Auteur·e

L'auteur: BA Arouna
Sénégalais, logisticien de profession, passionné de mathématiques, physique et chimie, j'adore parler Science dans mon blog. Je m'intéresse toutefois à tous les domaines du savoir et de l'avoir : philo, éco, géo, socio..., sauf homo, gigolo et tous les O négatifs.

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